Chaque pompe a sa signature : une courbe qui relie débit et pression. Savoir la lire, c'est éviter d'acheter un surpresseur surdimensionné ou, pire, trop juste.

Débit, pression et HMT
Deux grandeurs définissent une pompe. Le débit (en litres/heure ou m³/h) mesure le volume déplacé ; la pression ou hauteur manométrique totale (HMT, en mètres ou en bars) mesure la « force » avec laquelle l'eau est poussée. Rappel utile : 1 bar ≈ 10 mètres de colonne d'eau.
Ces deux valeurs sont liées : plus on demande de débit, moins il reste de pression, et inversement. Une pompe ne peut pas donner son débit maximal et sa pression maximale en même temps.
Lire la courbe caractéristique
La courbe débit-pression fournie par le fabricant descend de la gauche (pression maxi, débit nul) vers la droite (débit maxi, pression nulle). Votre besoin réel se situe quelque part au milieu. Une bonne pratique consiste à choisir une pompe dont le point de confort tombe dans le tiers central de sa courbe : c'est là que le rendement est le meilleur et le moteur le moins sollicité.
Le point de fonctionnement
Le point de fonctionnement réel naît de la rencontre entre la courbe de la pompe et la courbe de résistance de votre réseau (longueur, diamètre, dénivelé, coudes). Un réseau étroit et long « remonte » la courbe de résistance et déplace le point vers moins de débit : d'où l'intérêt de tuyaux de diamètre suffisant en sortie de surpresseur.